Histoire de la commune de vineuil

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Histoire de la commune de vineuil
Histoire de la commune de vineuil
Histoire de la commune

Histoire de la commune de vineuil

Vineuil fait partie de ces villages typiques de Champagne Berrichonne, plaine ouverte, doucement vallonnée interrompue ça et là par un bosquet, une vallée verdoyante ou les ors des champs de céréales.

Vineuil sonne à l’oreille avec une impression de culture de la vigne. De son passé viticole, Vineuil vénère encore aujourd’hui « St Vincent » le patron des vignerons. De nos jours ces liens séculaires placés sous le signe de Bacchus semblent bien lointain et pourtant …

Le nom même de ce village remonte à plus de 2000 ans, comme en témoigne l’origine latine et gauloise décrivant une clairière de vignoble. Ce passé viticole se retrouve dans plusieurs noms de fermes et de lieux dits, comme celui de « Vignole ».

En regardant de près les noms de lieux, Vineuil comme beaucoup d’autres communes, montrent les liens ancestraux qui ont façonné son territoire.

Vineuil appartient à la Champagne Berrichonne, ce vaste plateau calcaire fait d’un causse occupé par de maigres terres. Ici le nom de « Mardelle » signale que l’eau est rare et s’infiltre rapidement dans un sous sol calcaire parsemé de gouffres et cavités ; ailleurs ces trous se dénomment dolines ; le nom savant « karst » vient du mot « Kras » région Slovène où l’on a décrit ces phénomènes si étranges de circulations souterraines de l’eau.

Le « Coudray », nom local du noisetier appelle lui aussi un lien avec une terre calcaire, un peu plus loin c’est « l’Outardière » dont le nom se rapporte à cet oiseau emblématique des plaines et steppes devenu aujourd’hui d’une rareté alarmante.

Comme toutes les communes de Champagne, Vineuil fut longtemps arpenté par de grands troupeaux de moutons. De cet élevage qui dura plusieurs siècles, nous devons aujourd’hui ces vastes domaines agricoles dont les bâtiments sont disséminés judicieusement à l’abri des ombrages de quelques bosquets. Les moutons ont aujourd’hui totalement disparu, remplacés depuis près d’un siècle par une agriculture céréalière particulièrement dynamique.

Comment ces maigres terres nommées autrefois des « Grouailles » sont devenues aujourd’hui d’excellentes terres !

A la fin de la grande guerre, les bras pour travailler les champs devenus trop rares ont été remplacés par la mécanisation. Les maigres terres ont été fertilisées avec les engrais qu’une agronomie en plein essor portait à la connaissance de tous. Le développement de l’agronomie dans cette partie du département fut tellement important que l’on n’entend presque plus parler du terme de « Grouailles », ce mot usuel décrivant ces terres calcaires caillouteuses et séchantes ; il est maintenant remplacé par le terme de « Rendzine », un mot venant tout droit de Russie et introduit par les agronomes.

Mais en champagne, il n’y a pas que ces maigres terres, certaines portent un nom qui évoque des terres plus fertiles. Ainsi les Beauces, ont été depuis la nuit des temps cultivées et choyées par des générations de paysans. Enfin n’oublions pas les vallées ; à Vineuil c’est la Trégonce qui vers le nord offre une vallée autrefois verte de prairies qui étaient quasiment les seules à pouvoir nourrir les animaux de trait pendant les étés.

Le Vineuil de ce début du XXI° siècle semble avoir oublié son passé et pourtant tout est là pour monter que rien n’est dû au hasard ou à la fantaisie des hommes, mais bien au contraire un village, des hameaux, des fermes ; en un mot, un paysage patiemment façonné par les hommes au gré de leurs besoins du moment mais aussi et surtout en tenant compte des contraintes imposées par la nature de la terre qu’ils travaillaient.